N°8 | Fleurs de verre et Décor Végétal

Bien qu’au fil des années j’ai surtout été amenée à travailler sur mes perles de verre des motifs décoratifs très géométriques réalisés à partir de l’utilisation de fils de verre, la thématique du végétal à toujours fait partie de mes aspirations. Et je regrette de n’avoir pas encore pu développer quelque chose de sérieux sur cette thématique. J’en avais parlé un peu dans mon article précédent une heure pour créer du neuf dans lequel j’avais partagé mes nouvelles murines de verre de roses et de feuilles de plantes vertes.

Recherche de motifs floraux sur perles de verre – Octobre 2023

Je crois que ce qui freine beaucoup mon approche de l’art floral dans mes perles de verre c’est que le style qui en découle est souvent trop proche du style kitch. Je ne souhaite pas du tout vexer qui que ce soit en utilisant ce mot car le kitch est une approche créative que j’apprécie et que je trouve fascinante à voir et à découvrir. Mais ce n’est pas mon style. D’ailleurs les quelques fois où j’ai proposé des fleurs et des murines florales dans mes perles, j’ai souvent tout simplement supprimé les tiges et les vignes décoratives pour ne laisser que les fleurs dans un effet suspension sur mes perles. Alors, pour moi, aborder le thème floral dans une œuvre sera d’avantage lié à un désir d’évoquer une certaine poésie, de créer une atmosphère particulière. Je suppose que ce serait aussi une façon d’évoquer la féminité et pourquoi pas le cycle de la vie. Finalement, bien que je trouve que le défi d’effectuer des murines réalistes techniquement passionnant pour un perlier, ce n’est pas tout à fait ce que je souhaite faire. D’ailleurs, je crois que ma récente exploration du mouvement impressionniste et mon goût pour l’abstraction influenceront certainement ma façon de travailler les fleurs dans mes perles. Peut-être avec une recherche de couleurs spécifiques ou avec l’idée de représenter une fleur sans pour autant faire de son réalisme l’objectif premier mais au contraire de repousser ce réalisme au second plan en favorisant un travail plus abstrait à première vue.

La question que je me pose c’est comment faire d’une fleur réaliste, détaillée et travaillée un motif abstrait, onirique presque éphémère dans une matière figée et compliquée ? C’est une question qui m’excite. J’ai bien envie de travailler la-dessus de façon prolongée.

Je trouve quelques instants par ci par là pour travailler sur la question et sur ces murines pour tenter de trouver une idée, une piste, une voie à explorer. Je n’ai pas encore trouvé. Pour le moment j’assemble et je mix les idées, mais rien ne m’a capté et je n’ai pas capté ce que je dois faire. C’est à la fois stimulant et à la fois effrayant. Je ne suis pas sûre de trouver. Je ne suis pas certaine que je réussirai à m’approprier cette thématique. Pourtant, cette recherche me plait et j’ai envie de continuer. Je n’ai aucune certitude mais j’ai la foi dans le fait que cela mènera forcément quelque part. Peut-être même quelque chose de tout à fait différent.

Il y a des projets qui sont clairs, d’autres qui le sont moins. Sont-ils pour autant bons à jeter à la poubelle ? Je pense qu’au contraire, ce sont souvent les plus intéressants car l’issue est inconnue et donc tout devient possible. Il faut juste croire au processus créatif, le nourrir, l’observer et donner une chance aux choses.

Dernièrement j’ai donc essayé de travailler la murine sans enrobage pour voir quel résultat cela donnera. J’ai commencé par détendre mes doigts avec une recherche de couleurs et un petit amusement sans but puis ensuite j’ai fait une seconde perles dans le but de créer un motif de fond d’inspiration végétal que j’ai ensuite travaillé avec des murines de différentes manières, d’abord enrobé puis sans enrobage transparent.

Dans l’ordre de création de la gauche vers la droite
Perle de chauffe – Recherches de couleurs et de lignes décoratives
Première perle : Décor au fil inspiration végétale de fougère et murines de roses
Deuxième perle : Sans enrobage
Troisième perle : Inspiration antique, l’idée de la fresque revient ( voir Alignements )

Le côté  » relief  » de la murine non enrobée me dérange un peu. Ce n’est pas tout à fait ce que je souhaite. J’ai toujours préféré les perles lisses. De plus l’effet loupe n’étant que très peu appliqué, il manque un effet flottant, cela atténue ce qui est intéressant dans la murine, sa tri dimension. Cela me questionne beaucoup car néanmoins je trouve que cela crée un rythme différent, un touché différent et cela crée aussi peut-être des jeux d’ombres et de profondeurs différentes. La question de l’enrobage me perturbe réellement car elle m’empêche d’apprécier mes décors au fils, l’enrobage les rends grossiers, je trouve les décors au fil plus beaux sans enrobage, ils apportent quelque chose dans le fond que j’apprécie. J’ai un peu exploré quelques influences antiques également, cela m’a beaucoup inspiré. Mais est-ce que j’ai envie de proposé quelque chose qui aurait une forte empreinte historique dans le style. Pas certaine.

En revanche, la forme oblongue de la perle me semble naturelle. Un peu de longueur et d’arrondi pour évoquer une forme féminine et fertile stimule ma créativité et me donne envie de reproduire la perle encore et encore.

Le processus en croquis – Vais-je faire ce visage ?

A suivre,

Nathalie.

N°3 | Une heure pour créer du neuf

Depuis plusieurs mois, les semaines s’enchainent et se ressemblent beaucoup. Bien que mes activités quotidiennes changent dans le fond d’un jour à l’autre, mes journées sont un peu toutes les mêmes dans la forme. Cela ne me déplait absolument pas, au contraire je trouve que cela rend ma vie plus facile. La répétition induit une sorte de discipline, il n’y a plus à réfléchir mais juste à agir et peu de décisions à prendre, ce qui soulage grandement mon mental.

Ainsi, ce qui doit être fait est fait. Petit à petit la liste de choses à faire diminues, ce qui me procure toujours un sentiment de sérénité. Mais parfois les choses n’avancent pas comme il faudrait, les contre temps s’interposent, les évènements font dérailler la machine pourtant bien huilée et on n’y peut rien. Il faut alors essayer de s’adapter, de composer, de rattraper le retard et faire de son mieux pour retrouver l’état de fluidité habituelle.

Heureusement pour moi Jeudi dernier ma journée à l’atelier a été formidable. J’ai bien travaillé pour la formation en ligne, je n’ai pas eu de soucis techniques au chalumeau, je n’ai pas rencontré de problèmes informatiques pour stocker mes données ou de problèmes de batterie, pas eu de bouchons sur la route, un niveau de fatigue pas trop prononcé malgré un réveil très matinal, bref, ce fut une bonne journée à l’atelier.

Alors en fin de journée je me suis dit que je méritais bien un petit moment au chalumeau, hors de mon habituelle routine et de mes impératifs.

En effet c’était le bon moment pour profiter de cette énergie créative car j’en avais envie. J’avais l’énergie et une heure devant moi pour la réaliser. Une heure peut sembler long mais quand il s’agit de travailler au chalumeau, nous savons que c’est très court et encore plus lorsqu’il s’agit de développer une technique. Mais une heure est une heure et chaque seconde doit être utiliser si l’on veut voir quelque chose se produire, n’est-ce pas ?

Ce jour-là, j’avais donc la possibilité de m’amuser tout en essayant d’améliorer ma technique, alors j’ai sauté sur l’occasion sans réfléchir avec juste pour objectif de réaliser des murines de roses traditionnelles. Pour ceux qui ne saurait pas ce que sont les murines, ce sont des sections de verre coupées finement à partir d’une cane de verre dont le décor intérieur ne se révèle qu’à ce moment-là et souvent ce décor prend toute sa dimension lorsque les murines sont appliquées sur une perle de verre puis enrobées de verre transparent.

L’art de la murine en verre est une méthode de travail qui finalement fait régulièrement son apparition de façon plutôt discrète au fil du temps dans mon travail, dans mes bijoux, dans mes passetemps à la maison, dans mes dessins et dans mon verre. Mais tout de même une technique qui à sa place.

Parure du printemps pour ma marque de bijoux – Perles de verre « oeuf » avec des murines Jonquilles 2021

En 2015, j’avais réalisé ces murines « pivoines » qui avaient au départ l’ambition d’être des roses. Mais l’aspect généreux et un peu flou des murines m’avaient plutôt fait penser à des pivoines. Clairement, ma technique était encore un peu approximative.

Perles de verre décorée avec des murines florales Pivoines 2015

Jeudi dernier, je me suis donc accordé une heure de recherche pour améliorer ma technique en ce qui concerne les murines de verre et notamment les murines florales de roses.

Cela m’a fait beaucoup de bien de travailler quelque chose de différent. Quelque chose de nouveau et d’ancien à la fois. Ancien car jusqu’à ce jour, j’avais toujours eu le sentiment de n’avoir jamais véritablement achevé mes études à propos des fleurs de verre malgré mes divers essais, nouveau car aujourd’hui ma technique est plus avancée et par conséquent les possibilités me semblent plus stimulantes. D’ailleurs je suis plutôt fière de notifier que cela m’a semblé facile à faire !

J’ai fait une première cane de verre, je me suis rendue compte de mes erreurs et de ce qui ne fonctionnait pas, puis j’en ai fait une deuxième et je me suis rendu compte que mes roses ressemblaient maintenant à des roses.

Murines florales de Roses – 2023
Perles de verre florale – murine feuilles de plante verte – murine de roses

Avec l’expérience, le regard aiguisé, une bonne méthodologie et de solides connaissances ce type de recherches peut aller très vite. J’en serai toujours étonnée de voir à quelle point les centaines d’heures d’essais, d’erreurs et de formation finissent toujours par apporter une immense satisfaction quelques temps plus tard.

Depuis des années mon travail est connu en grande partie pour mes décors de lignes et le travail au fil de verre. Une finalité artistique qui est venu un peu d’elle même dans ma pratique. Pourtant comme de nombreux artistes, c’est la nature qui me porte, qui me ressource et qui m’inspire. Aujourd’hui la nature représente pour moi bien plus qu’il y a dix ans car j’ai appris à la ressentir dans mon énergie, à l’intégrer dans mon processus créatif, à suivre son rythme et ses cycles pour mieux créer et simplement me sentir bien. Je constate d’ailleurs que cette connexion qui se renforce au fil des années commence à se faire sentir dans mon style artistique, mon jeu de lignes évoque de plus en plus les courbes de paysages abstraits. Mais l’envie de représenter la nature d’une façon réaliste reste présent dans mon tableau d’inspiration mental et vient souvent titiller mon éventail de compétences techniques.

Quel bonheur de s’accorder ce genre de moments. Je vous le recommande ! Même si vous n’avez qu’une heure devant vous, si vous sentez que l’énergie et l’envie sont là, foncez, c’est votre moment, votre instant de fluidité, il sera gagnant ! !

Nathalie.

LECTURE | Histoire du Verre : l’antiquité par Florence Slitine

Gobelet sur pied Egypte, XVIII dynastie, règne de Thoutmosis III 

Le livre dont il est question ici, Histoire du verre : l’antiquité par Florence Slitine, paru en 2005 par les éditions Massin, fait partie des meilleurs ouvrages sur le verre que j’ai pu lire en 2016.

Si vous souhaitez découvrir ou approfondir vos connaissances notamment sur l’histoire du verre, c’est un livre à inclure sur votre liste. Cet ouvrage de 173 pages nous offre une multitude d’images accompagnées de textes clairs et très enrichissants.

Le livre débute avec un chapitre consacré à la fabrication du verre brut et enchaîne sur les premières approches, puis les verres préromains et les verres romains. On découvre ensuite l’usage du verre à cette époque et l’apparition des différentes signatures et autres inscriptions sur le verre. Cet ouvrage se termine sur quelques pages concernant l’étude des verres anciens par les techniques de laboratoire et sur la restauration des Verres Antiques.

Fragment de tablette cunéiforme décrivant une recette de verre (Mésopotamie

Le contenu est absolument passionnant par la qualité des textes et la diversité des pièces qui y sont présentées.

Selon un premier feuilletage du livre en diagonale, mes yeux s’arrentent tout d’abord sur un fragment de tablette cunéiforme décrivant une recette du verre puis sur une tête d’homme incroyable avec une bélière et une barbe en tortillon épatante.

Je découvre ensuite une série d’amphores décorées avec une technique que j’affectionne particulièrement et que l’on nomme dans le livre  » décors en zigzag » puis il y a ces perles visages réalisées avec des murines et pour finir mon regard se pose sur un bol en verre reticelli. Il s’agit d’une technique décorative basée sur ce que nous appelons aujourd’hui les canes torsadées.

Je découvre ensuite une cuillère en verre mosaïqué et je fini sur un pendentif représentant une tête de méduse.

Voilà déjà qui en dit long sur la diversité des pièces qui témoignent du savoir-faire des artisans à l’époque de l’antiquité. 

Au fil des pages, on découvre toutes les étapes qui ont permis d’avancer dans le travail du verre. Le travail de la terre nous a mené à la glaçure, qui nous a mené au verre primitif. Par la suite ces découvertes ont poussé les artisans à vouloir créer du verre plus stable et de différentes couleurs.

Il a fallu attendre 4 siècles depuis sa création, pour que le verre transparent ne voit véritablement le jour, jusque-là il était opaque.

Pour façonner les objets de verre creux, ils avaient recours à l’utilisation de noyaux de terre qu’ils recouvraient de verre. Est apparu ensuite le soufflage du verre à la canne et comme à chaque fois, chaque découverte apporte son lot de déclinaisons stylistiques. On invente ensuite le moule puis les premiers récipients standardisés.

Le livre nous dévoile encore d’autres techniques décoratives comme le verre diatrète qui pourrait être l’inspiration à ce que nous appelons du verre dentelle actuellement.

On découvre ensuite le travail de surface du verre à froid avec la peinture à l’or puis la gravure sur verre avec notamment l’apparition des verre-camés.

Ce long processus créatif nous mène directement vers l’étape finale de tout objet : la signature des artisans sur les pièces afin de garantir le savoir-faire ou la provenance des objets.

Perles de verre avec fresque de portraits mosaïqués (murines) proche orient Ier siècle ap JC.

Il n’y a malheureusement que deux pages illustrées concernant les perles de verre, pour évoquer leur importance dans la parure.

Mais heureusement d’autres livres ont consacré aux perles tous les mots qu’elles méritent notamment celui de Lois Sherr Dubin, Histoire des perles : de la préhistoire à nos jours.

En tout cas, l’histoire du verre de l’antiquité m’a ouvert les yeux sur le travail artistique du verre contemporain dans la verrerie au chalumeau.

Après de telles découvertes il est plus facile de faire des rapprochements ou de créer des liens entre le passé et le présent.

Aujourd’hui nous faisons preuve de beaucoup de créativité stylistique et beaucoup de travaux sont en cours dans le monde entier pour continuer d’explorer le verre et ce même si la base est déjà bien écrite. Je pense aux inclusions et aux implosions qui sont deux techniques qui explosent actuellement.

Je me dis qu’innover dans les formes pures est un challenge mais, l’idée de pousser à son potentiel maximum chacune de ces techniques décoratives pour aller vers un savoir-faire technique de haut niveau, est certainement le challenge de notre époque.

Il suffit de voir la demande qu’il existe pour les stages en master class ou tout simplement l’admiration que nous éprouvons devant les œuvres des plus grands verriers au chalumeau de notre siècle. Voir aussi les nombreuses innovations autour de l’outillage et des matières premières, nous permet aussi de nous rendre compte que le verre veut nous emmener loin car le verre captive tous ceux qui le découvre et ce depuis l’antiquité.

J’espère que cette review vous a donné envie d’en savoir plus et que vous aimerez découvrir ce livre par vous-même.

Pour la petite astuce, c’est une amie qui a chiné ce livre d’occasion pour moi et qui l’a obtenu pour 5 euros à Gilbert Jeune. Donc si vous passez par St Michel à Paris, un petit tour peu valoir le coup !

Dîtes moi en commentaire si vous avez d’autres livre sur le sujets susceptibles de m’intéresser, merci et Bonne flamme !

Nathalie.

L’art de la MICRO-MOSAÏQUE Italienne

C’est en automne que j’ai trouvé en brocante dans les alentours de Bourges cette broche, enfouie dans une boite en fer sous des tas d’objets en tout genre comme des boutons, des médailles et des rubans…

Si vous êtes aussi un amateur de brocantes, c’est absolument dans ce genre de boites que vous devez chercher quelque chose, c’est le meilleur conseil que je puisse vous donner aujourd’hui !

J’aime particulièrement cette broche à cause de sa forme en rosace, qui me rappelle un peu de cadran d’une boussole.

Le décor réalisé avec l’accumulation de petits morceaux de verre étirés, me plait énormément tout comme la finition laiton. C’est ce qui m’a attiré lorsque je l’ai trouvé et je n’ai pas hésité à me l’offrir pour 2 euros.

Au fil de cette lecture vous comprendrez pourquoi.

Micro mosaique bijoux anciens brocante anthiquité

Cette broche décorée d’une micro-mosaïque smalti filati s‘est avérée être en fait un petit bijou de l’époque Victorienne. Je n’en avais jamais vue d’aussi fine et soignée que celle-ci auparavant. La majorité des objets en micro mosaïque que j’ai pu voir étaient plutôt grossiers et sur des bases en laiton doré ou argenté.

Je me suis rendu compte que les bijoux de ce type sont plus rares. Il est difficile de se rendre compte des dimensions, mais les micro plaquettes de verre ici, ne font pas plus de deux millimètres pour les plus grandes et moins de la moitié d’un millimètre pour les plus petites.

Après mes nombreuses recherches et comparaisons, j’en ai déduit que cette broche datait de l’époque victorienne de par son sertissage et les motifs des micro canes de verre. Malheureusement, la broche ne comporte aucun poinçon et il manque quelques tuiles de verre dans l’un des six compartiments pointus. Ce qui lui fait certainement perdre de la valeur.

Mais pour moi, avoir un petit trésor du 19 -ème siècle entre les mains me comble déjà, j’adore, tout simplement.

Il y a vraiment matière à s’intéresser de plus prêt à cette technique qui est tout à fait liée au travail du verre au chalumeau, puisque pour réaliser les morceaux de verre, il faut reproduire les mêmes gestes que pour la fabrication de murines, en moins complexe.

Moins complexe ne veux cependant pas dire plus facile. Après avoir composé le motif souhaité, il faut l’étirer de la façon la plus fine possible et la difficulté se trouve dans cette étape-là. Car conserver un motif net comme les formes triangulaires, sur un morceau de moins d’un millimètre de large, n’est vraiment pas évident surtout si l’on veut conserver des couleurs prononcées et bien distinctes.

Beaucoup de pièges sont donc à éviter et à contourner dans cette technique.

Vers 1727 l’art de la micro-mosaïque apparaît grâce à deux artistes : Cesare Aguatti et Giacomo Raffaelli qui avec la confection de minuscules morceaux de pâte de verre issus d’un mélange d’émaux portés à fusion, réalisent des mosaïques miniatures.

Entre le 18 ème siècle et le 19 ème siècle, cette technique permettait surtout de rapporter de voyage des reproductions de paysages Italiens, avec le temps et la demande qui augmentait, les pièces ont malheureusement perdues de leur finesses. Cependant de nombreuse Ladies, ont pendant l’époque victorienne reçues de magnifiques cadeaux sous formes de broches, de pendentifs, de boucles d’oreilles ou de bracelets.

Cette technique avait réussi à franchir le cap de la décoration souvenir pour prendre place dans la parure de ces dames, car la réputation de ces bijoux n’était plus à faire et cette technique était hautement considéré. Vers 1860, les artisans de Murano développèrent un style bien identifiable par le travail de couleurs vives et de motifs floraux, que je trouve particulièrement bohème.

Cette technique n’a absolument pas disparue et revient même sur les devant la scène, enfin pas n’importe quelle scène ! Le luxe s’est intéressé de très prêt à la micro mosaïque ces dernières années, notamment Piaget Altiplano pour la décoration du cadran d’une montre mais aussi Dolce & Gabbana, pour la décoration de lunettes de soleil.

Les créations sont magnifiques. C’est un travail extraordinaire et je félicite les petites mains qui ont réalisé ces pièces exceptionnelles, ces petites mains qui travaillent toujours dans l’ombre et qui pourtant font la réputation de ces grandes maisons.

J’espère un de ces jours m’atteler à la confection de ces micro canes de verre afin de restaurer cette broche, j’aimerais également la nettoyer. Je vais donc me renseigner sur la façon de procéder pour rafraîchir cette superbe broche et tenter d’en connaitre davantage sur la micro mosaïque de l’époque victorienne.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire.

Sinon, bonne flamme !

Nathalie.