N°5 | Jeux de lignes

Un set de perles, quelques minutes devant moi … Ce genre d’instant arrive peu souvent pourtant l’autre jour je me suis surprise au beau milieu d’une séance photo de perles de verre pour mes stages à m’amuser avec ces petites rayures comme un enfant jouerait avec ses billes.

Depuis que j’ai ouvert la porte des alignement de perles avec mes jeux de lignes, j’ai le sentiment de lâcher prise progressivement sur l’idée qu’il faille faire compliqué au profit de l’amusement visuel qui se créé avec l’accumulation de perles, parfois même de très simples perles.

En prenant des photos je m’amuse aussi avec la lumière, les clairs obscurs et les contre jours. Cela réveille ma vieille passion pour la photographie et pour la centième fois cette année je me dis que je devrais reprendre la prise de vue argentique et le tirage noir et blanc. Mais en photographie je n’aime que les portraits, tandis qu’à la peinture je préfère les paysages … Heureusement les perles représentent de belles nature mortes que j’aime beaucoup rendre immortelles.

Même ainsi il y a toujours un équilibre à chercher, c’est marrant de jouer ! On peut jouer avec les lignes ou avec la taille des perles et leur orientation, finalement les possibilités sont nombreuses et ça me passionne. Je ne sais pas si d’autres y trouveront un intérêt … Bienvenue dans mon journal créatif.

J’ai entendu il y a quelques temps une personne dire qu’il valait mieux ne jamais laisser de traces de nos souffrances sur Terre, pour pouvoir mieux réussir notre passage vers l’au-delà lorsque la mort nous appelle, un autre sujet qui me passionne. C’est une pensée que je recueil volontiers, car depuis que je crée je n’ai jamais souhaité imprimer sur la toile ou dans mes œuvres ce qui me torture ou m’angoisse. J’ai griffonné des feuilles de papiers d’idées sombres parfois. Mais le simple fait de les dessiner m’a semble-t-il permis de ne jamais avoir à véritablement les matérialiser. D’ailleurs j’ai brûlé ces croquis. En revanche, j’ai toujours eu à cœur de diffuser des ondes positives avec mes perles, mes images et mes mots …

Comme la marche, ce petit instant où la pensée créative vagabonde m’a fait du bien. Comme quoi il ne faut pas grand-chose pour satisfaire son petit artiste intérieur.

A Mercredi prochain,

Nathalie.

Evenement | JEMA 2017 au CERFAV de Pantin

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Comme annoncé sur mon profil facebook en début de semaine, dans 2 jours j’aurai le plaisir d’animer un pôle de verrerie au chalumeau avec Guillaume Thoraval et Floriane Lataille au CERFAV  avec les Arts Codés.

Rendez vous donc le samedi 1 avril de 12h à 18h et le dimanche 2 avril de 13h à 17h, pour assister à des démonstrations de filage de perles et autres techniques du travail du verre au chalumeau et bien plus encore, au Centre Européen de Recherches et de Formations aux Arts Verriers, de Pantin.

Pendant ces deux journées, vous pourrez donc voir le verre en fusion, voir le verre changer de forme et de couleur, mais vous pourrez aussi expérimenter par vous même et ressentir le verre se métamorphoser sous vos doigts, si vous choisissez de vous inscrire aux ateliers de découvertes que nous proposons Guillaume, Floriane et moi même. Vous découvrirez comment la matière bouge et réagit à la flamme, comment effectuer vos premières perles etc…

Alors, plus que 2 jours pour vous inscrire aux ateliers qui se dérouleront sur 1h30, voici les créneaux horaires pour le samedi et le dimanche :

13h/14h30
14h45/16h15
16h30/18h


Retrouvez toutes les informations ici : http://www.journeesdesmetiersdart.fr/manifes…/you-need-hands et vous pouvez dès maintenant vous inscrire auprès de Phillippe Garenc pour vous inscrire : 
philippe.garenc@cerfav.fr

Venez nombreux en famille, entre amis, avec vos enfants, les Journées Européennes des Métiers d’Art existent pour que tout le monde puisse découvrir nos passions et métiers dans les ateliers qui ouvrent leurs portes et accueillent d’autres artistes et artisans. C’est l’occasion pour nous de rencontrer le public, d’expliquer les délicatesses et exigences de nos disciplines ou encore de susciter des passions auprès des jeunes comme des moins jeunes.

Je vous laisse avec quelques exemples de pièces en verre que nous proposerons de réaliser lors des ateliers et si vous souhaitez découvrir nos travaux respectifs, nous exposerons quelques pièces ces jours ci afin de montrer le champs des possible après quelques années d’expérience.

Au plaisir de vous y retrouver à bientôt !
Nathalie.


 

Les perles dans l’Art | Le cinéma et les perles, symbole d’immortalité

Quel est le rapport entre la série Stargate SG1, le film Death becomes her et mon blog ? Et bien ce sont les perles, les perles dans l’univers du costume.

La haute couture est toujours une destination qui fait envie pour beaucoup de créateurs. Bien que l’idée de participer un jour à un projet dans cet univers prestigieux me laisse rêveuse, j’ai toujours été fascinée par les costumes de scène au théâtre, par les costumes réalisés dans le monde de la danse, du cinéma ou de la musique. Là où les idées, les personnalités et les corps prennent vie et s’expriment au travers du vêtement. Je trouve que c’est une forme d’expression exceptionnelle, qui fait appelle à de nombreux savoir faire, à des références historiques et culturelles par centaines et dont la symbolique de toutes choses est toujours utilisée avec soins. Car chaque éléments d’un costume est sensé représenter une époque ou un univers, une personnalité, la place d’un personnage dans la société et bien d’autres de choses encore, retranscrites par les couleurs, les textures, les motifs etc… Rien n’est là par hasard et c’est tout ce que j’aime: que les choses aient du sens. Je prend d’avantage conscience de tout cela au fil du temps, depuis que je travaille notamment sur un projet en collaboration avec Claire Gollentz créatrice de l’atelier Pourpre, qui a beaucoup enrichie mes connaissances à ce sujet.

Le costume est donc une approche fantastique pour emmener son propre savoir faire au delà de nos limites et de notre imagination. Par exemple je suis fascinée par les costumes de scène de Bjork dont les créateurs font toujours preuve de beaucoup d’originalité technique et plastique, par les merveilleuses broderies de Michele Carragher sur les costumes de Games of Thrones ou encore par le monde du cosplay, mais automatiquement et systématiquement, mes yeux sont attirés par les perles et leur utilisation dans les costumes.

L’idée d’écrire cette chronique est à la base venue de mon attrait pour les perles que l’on voit sur les tableaux. Mais j’aime l’art et l’Art regroupe tellement d’autres disciplines  qu’il serait dommage de ne pas s’y intéresser. Cet article m’est venue de la série Stargate SG1 et d’un épisode en particulier Princesse Shyla. Mais j’ai remarqué que le premier épisode de la première saison intitulé Children of gods  diffusé le 27 juillet 1997, nous présente le personnage nommé Sha’re, simple humaine, enlevée par Apophis et transformée en Goa’uld. Elle s’élève alors malgré elle au rang de reine. On peut voir sur les image ci dessous les perles qui encadrent son visage. Son costume est inspiré par la mythologie égyptienne mais la dessinatrice  des costumes, Christina McQuarrie assume parfaitement y avoir ajouté des petites touches d’humour.

Le 24 juillet 1998, dans le cinquième épisode de la saison 2 de la série, nous faisons enfin la rencontre de la princesse Shyla. On la découvre tout d’abord lors d’un repas, joliment vêtue de perles sur une tenue asymétrique.

Et puis un peu plus loin ans l’épisode, elle bouleverse ma vie, en portant un poncho de perle par dessus une robe bustier.

J’ai été fascinée par le poncho de perles que porte Shyla. Il faut avouer, que porter un tel poncho serait vraiment super. C’est au delà du bijoux, les perles sont devenues un vêtement à part entière. Et je trouve que c’est simplement magnifique. Les détails notamment, au niveau des épaules et du dos.

Et ce n’est pas sans rappeler Isabella Rossini dans le rôle de Lisle Von Rohman dans le film La mort vous va si bien ( Death becomes her) . Si éventuellement on peut se permettre de reproché un peu de lourdeur au poncho de Shyla, ce n’est pas vraiment le cas pour Lisle. Ici, nous retrouvons bien le thème de la parure de perle pour vêtement, mais ce film réalisé en 1992, propose une vision du poncho légèrement plus aguicheuse, dans le style Chanel des années 80 avec des dorures, des chaines et du clinquant tout étant chic.

Le point commun de ces deux figures et de ces deux derniers modèles est indiscutablement la mythologie égyptienne avec le thème de l’immortalité, un thème qui unie ces deux personnages féminins. Shyla, qui utilise le sarcophage Goa’uld ne vieillit pas et Lisle Von Rohman fête ses 71 ans, mais a l’apparence d’une jeune femme, grâce à la potion de vie qu’elle utilise et vend.

Les deux parures qu’elles arborent, sont à mes yeux une extrapolation de ce que pourrait être la fameuse collerette égyptienne, non pas au temps de l’antiquité mais dans une période plus contemporaine ou encore dans une autre galaxie où les humains déportés sur d’autres planètes ont apportés leur culture et ont évolués avec dans le nouveau monde qui les a accueillis.

Shyla vit dans une pyramide en terre inconnue, Lisle aux Etats-Unis et plus précisément à Hollywood, mais ce qui m’a fait arrivé à cette conclusion c’est que l’on voit clairement l’aunk sur la boite qui contient l’élixir de longue vie de Lisle. J’adore d’ailleurs le détail de l’œuf comme contenant, qui évoque la résurrection comme celui de Karl Fabergé et la couleur bleu qui évoque le ciel et son immensité. J’adore aussi la fiole évidement qui elle aussi porte une collerette…

Quoi qu’il en soit, dans ces deux contextes très différents, on découvre que l’immortalité, n’est pas forcément un cadeau et qu’il y a toujours le revers de la médaille dont il faut se méfier. Car si le sarcophage Goa’uld préserve la vie en apparence, il retire peu à peu l’humanité de l’homme qui s’en sert. Et si, Madeline Ashton succombe à l’élixir de longue vie que lui vend Lisle Von Rohman pour rester jeune, elle doit renoncer à la célébrité et vivre dans la discrétion. C’est tout de même une belle moralité ! On pourrait d’ailleurs croire que l’art est immortel, malheureusement ce n’est le cas, que s’il est protégé. Je pense tout d’un coup aux trésors archéologiques en voie de disparition en Irak et en Syrie actuellement… Mais si je peux croire à quelque chose, c’est que les perles de verre, traversent les âges et cela rend cette discipline d’autant plus magique et symbolique comme le montre l’article consacré à la trouvaille d’un collier de perles de verre de l’ancienne Egypte en 2013, « Cléopatra’s necklace ».

Si j’avais eu le temps, je vous aurais volontiers proposer ma propre interprétation de « la collerette de l’immortalité » car les perles de verre sont vraiment bien plus appropriées dans cette thématique que celles que l’ont voit sur les images de ces films. Mais faute d’avoir pu réaliser ce projet, je vous propose un croquis esquissé à l’instant. En espérant peut-être un jour avoir le temps d’y consacrer du temps. Mais non, je ne prendrai jamais quoi que ce soit qui altérera mon humanité, c’est promis.

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Blog | 1 semaine dans mon atelier

Je partage avec vous aujourd’hui quelques images dans l’esprit du blog et je vous propose de découvrir, les moments clés de ma semaine.

Alors entrons dans le vif du sujet, j’ai commencé ma semaine avec une production de perle ronde, tout en écoutant un audio livre: Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, que vous devez connaitre. Le capitaine Nemo et son Nautilus me fascinent, mais je n’ai pas encore terminé l’audiolivre. Je ne sais donc pas, si ce sentiment sera toujours présent au fil des chapitres, car je ne l’ai jamais lu ! Pour ceux qui pensent qu’ils n’ont pas le temps de lire, c’est vraiment une option à prendre en considération, surtout lorsque le travail ne demande pas trop de concentration, comme c’est le cas ici. Au début, lorsque je filais des perles seulement 3 à 4 heures par semaines, j’écoutais de la musique. Agnès Obel à marqué mes débuts avec l’album Philharmonics en 2010. Mais maintenant que je travaille plusieurs heures par jour, je préfère garder la musique pour la détente de fin de journée ou lorsque je travaille sur l’ordinateur. J’apprécie donc que l’on me fasse la lecture lorsque je chalume.

Le temps que cette centaine de perles recuisent au four, j’ai commencé à travailler sur un article que je souhaite partager sur le blog prochainement, sur l’entretien des mandrins. J’en avais un bon paquet qui attendait d’être nettoyés comme vous pouvez le voir.

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Dans la semaine, j’ai aussi consacré un peu de temps à l’élaboration d’un set de perles de différents diamètres entre quelques phases de production de perles. J’ai encore un autre set à réaliser avec des diamètres intermédiaires. Mes clients apprécient de voir les couleurs et les différentes formes de perles pour les commandes sur mesures. Après cette photo, j’ai renversé tout mon pot d’encre sur le sol ! C’était ma petite coquetterie, je l’avais acheté spécialement pour mon plaisir d’écrire à la plume sur mes petites étiquettes et mes divers cartes de remerciements… Heureusement il m’en reste encore, mais les ficelles sont maintenant couleur cassis et je dois tout remonter.

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J’ai aussi pris le temps de faire des photos de toutes les pièces de verre que j’ai reçu en cadeaux ou que j’ai échangé ces deux dernières années, car j’avais depuis longtemps envie de les présenter sur mon facebook personnel,  pour honorer toutes les personnes qui contribues chaque jour à mes petites joies. Chaque pièces me fait penser à quelqu’un et j’aime bien visualiser ces personnes et leur envoyer pleins de bonnes énergies ! Ici, c’est un pendentif réalisé par Guillaume Thoraval, avec un coquillage inclus dans le verre.

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Guillaume et moi, nous avons eu le plaisir de recevoir il y a quelques mois, un courrier de la part de Cécile Claverie, avec une perle et de la frit de verre de chez Reichenbach. Elle souhaitait que nous testions un procédé particulier qu’elle avait découvert. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’y atteler mais le fait d’en parler va me permettre de replacer ceci sur ma liste du mois de mars. C’est tellement gentil de sa part, que je souhaitais vous faire connaitre leur atelier « Souffleur de verre J-M Rimbault« . L’atelier se situe dans un petit village qui s’appelle Louhossoa, il se trouve sur la route de St jean pied de port au pays basque. En parallèle depuis 3 ans, ils ont créés avec des amis artisans d’art l’association d’Arts et de Rêves, qui leur permet de présenter différent savoir faire autour de différentes matières. L’association organise deux événements par ans, dont les JEMA ou  le but est de réaliser et présenter une ou plusieurs collaboration et lors des journées du patrimoine, ils proposent d’initier le public à leurs différent savoir faire. C’est aussi grâce à Cécile que j’ai pu retransmettre l’information sur le forum de discussion facebook de l’A.V.C.F, au sujet du film «  La souffleuse de verre  » diffusé sur Arte en décembre, dont je vous recommande le visionnage. Alors à l’occasion, n’hésitez à faire un détour par leur atelier basque.

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Sinon, j’en parle depuis un moment maintenant, mais j’ai presque terminé la création de ma boutique en ligne Neha Crea. Comme ce site, ce blog, s’adresse essentiellement aux verriers, puisque ici je communique autour des mes créations, je partage des informations à propos du verre, à propos de la communauté et que je parle de mes stages, j’ai décidé de faire de Neha Crea une marque à part entière. J’ai donc passé des dizaines d’heures à construire le site internet. J’ai vraiment hâte que cela soit terminé car je suis excitée de le lancer et aussi car j’aimerais consacrer d’avantage de temps derrière le chalumeau.  J’ai masqué un objet en verre avec une pastille fushia sur la photo, car c’est un prototype pour un projet artistique, que je ne peux dévoiler pour le moment. Mais c’est bien, un peu de suspense !

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Cette semaine, j’ai passé beaucoup de temps au chalumeau pour travaillé sur un format de perle que j’ai peu utilisé jusqu’à présent: Les lentilles. J’en ai déjà fait auparavant mais dans de grandes dimensions, j’ai eu beaucoup de difficulté à trouvé la presse idéale pour les réaliser et j’ai fini par trouver mon bonheur chez Beadpress, Maria et Martin sont adorables, vous pouvez commandez chez eux les yeux fermés, ils sont venus au 2eme Symposium en tant que fournisseurs et sponsors d’ailleurs. Je travaille donc actuellement sur une forme de lentille plutôt fine, idéale pour les pendentifs. J’ai nommé ce modèle « bouclier ». Il m’a fallu beaucoup d’essais pour arriver à ce dernier motif, mais j’ai un but bien précis et ceci n’est qu’une étape de l’idée finale.  J’adore les lignes et les déformations dans le travail du verre !

Il ne faut pas s’y méprendre, il ne s’agit pas d’une spirale, mais bien de 5 cercles indépendants, égocentrique ou cosmocentrique. Ils représentent notre capacité à travailler sur soi ou à s’ouvrir au reste de l’univers. On retrouve la notion de mouvement avec la spirale centrale et le motif que se déforme d’avant en arrière. J’aime beaucoup que le centre ne soit qu’un point, qui équilibre, recentre. C’est comme la racine, la base, la lumière. Ensuite, les 4 couleurs des lignes, sont simplement celles que j’aime le plus travailler avec le beige opaque. Derrière le bouclier, il y a un motif à l’aventurine, ça brille, ça explose, j’adore.

Cette semaine, j’ai aussi fais les photos d’une collaboration avec Guillaume, que nous avons réalisé il y a plus de 2 ans. Ce qui nous a donné envie d’approfondir à nouveau le sujet car de nouvelles idées nous sont venues. Certains ont déjà pu voir  notre pique à cheveux à divers endroits comme à Sars Poterie ou à Romont Vitro Festival en Suisse. C’est une collaboration basé sur l’alliance de nos savoirs faire respectifs et d’une réflexion sur l’équilibre notamment entre l’homme et la femme mais aussi dans le tout. J’avais travaillé sur le thème du mandalas en déstructurant le yin et yang pour l’occasion.

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Pour finir, j’ai passé mon samedi après midi en compagnie de Kathryn Greer, qui m’a invité à travailler dans son atelier provisoire sur un projet commun. Nous n’en sommes pas à notre premier rendez vous, car nous avions déjà travaillé ensemble sur une perle en forme de goutte, que certains ont déjà pu voir. Chaque séance est un plaisir, un plaisir de travailler à deux, de discuter du verre, des couleurs, des techniques, des péripéties liées à l’entrepreneuriat. C’est l’avantage d’avoir quelques fileuses à côté de chez soi, ces petits moments de travail et de créations sont vraiment appréciables, pour ne pas se sentir trop isolé. N’hésitez pas à rejoindre la communauté sur facebook ou bien à discuter ici. C’est une invitation à l’intention des débutants comme des plus avancés

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Kathy est actuellement en train d’effectuer des travaux dans son atelier et pourtant cela ne nous a pas empêché de nous retrouver dans un endroit provisoirement aménager, pour travailler sur notre collab. Comme le dit Kristina Logan, lors de sa conférence « Transparency  » l’important c’est le travail, le travail du verre. De plonger dans le travail et d’en sortir quelque chose.

Pinterest et la mode des ateliers créatifs au domicile , renforcent en permanence, l’image qu’il faille avoir un atelier parfait, ultra fonctionnel, à la mode. Evidemment cela donne envie. Cela rend les choses agréables et faciles. Moi même j’ai eu besoin de plus d’espace à un moment donné, j’ai eu recours à des aménagements bien sur. Mais c’est aussi du temps et de l’argent. Nourrir en permanence l’envie de mieux, peu parfois retarder pour longtemps vos projets. J’en ai fais l’expérience, mais en réalité beaucoup de personnes ont débutées sur un coin de table, dans une cuisine, dans un abri de jardin… Maintenant je pense que le mieux, c’est de se mettre au travail, peu importe les conditions, elles s’amélioreront ensuite. Je suis malgré tout très reconnaissante d’avoir un atelier comme le mien, c’est une chance.

Voilà, je vous remercie pour votre passage,  faites moi part de vos envies en commentaires, faites moi savoir ce que vous aimeriez voir ou posez moi vos questions, j’essaierais d’y répondre . En tout cas, j’espère que cette semaine partagé avec vous, vous aura donnez envie de créer, d’avancer ou de partager la votre. N’hésitez pas également à partager votre blog en commentaire, afin que je puisse découvrir votre univers. Je vous souhaite une bonne semaine, à très vite.

 


 

Expérimentation| La pierre mysterieuse

Le jardin de mes grands parents était toujours élégamment fleuri dans mes souvenirs d’enfance, avec toutes sortes de Dahlias, de Roses, de fougères et de plantes médicinales… J’y ai dégusté mes premières capucines, au gout de moutarde et soigné mes premières piqûres de moustiques avec les feuilles de plantain sauvages… Nous allions chercher de l’eau au puit pour arroser le potager et nous y récoltions les légumes  pour agrémenter nos repas. Ma grand mère à toujours été une amoureuse de la nature et de la beauté originelle des choses, du bois, des plantes, avec un gout prononcé pour la décoration d’intérieur naturelle, sobre et le dont de créer une atmosphère chaleureuse et conviviale au fil des saisons. Le matin après la rosée, elle me faisait ramasser les pétales de fleurs tombés au sol, je les récoltais dans une petite panière basse en osier et nous les mettions ensuite à sécher dans la chaufferie. C’est un de mes plus agréable souvenirs là bas, à la campagne. Dans son jardin, joliment décoré elle disséminait un peu partout, toutes sortes de pierres et de minéraux, certainement pour leurs propriétés énergétiques, mais je n’en n’avais pas conscience à ce moment là. Parmi ces pierres, dans un petit coin entre le puit et l’étendoir à linge, il y avait une pierre brillante, d’un jaune vraiment très singulier, que je n’avais jamais vue ailleurs dans la nature.

Les années sont passées et ce souvenir s’est perdu dans ma mémoire, jusqu’à récemment, en me promenant à nouveau avec Guillaume dans le jardin. En arrivant devant le parterre de fleurs, je me suis souvenu de cette pierre, qui n’était plus là. J’ai interrogé ma grand mère, qui en fait l’avait changé de place. Le mouvement crée l’énergie. J’étais impatiente de la revoir. Je voulais à tout prix pouvoir l’identifier et raviver le souvenir de cette couleur dans ma mémoire. Une fois la pierre entre les mains, nous avons réalisé avec Guillaume que ce n’était pas une pierre comme les autres, après quelques recherches je peux dire qu’elle avait une couleur et une texture très proche de la Dewindtite ou de la Vanuralite  mais elle était composée de strates transparentes et verdâtre. Mais, c’était du verre ! Nous en étions certains.

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Depuis que je travaille le verre, j’éprouve une réelle envie de comprendre son histoire en France, son évolution et sa disparition. Car nos usines de fabrication de verre sont fermées depuis de nombreuses années. Ce bloc de verre brut, représente tout cela. Ma grand mère à ramasser ce fond de creuset dans le jardin d’un membre de sa famille en région parisienne, cette personne l’avait lui même trouvé enfouis dans la terre de son terrain à proximité d’une ancienne usine … Ces détails sont encore un peu flous à vrai dire.

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Je l’ai ensuite montré à différentes personnes, Pascal Guegan, archéologue de formation, spécialisé dans la perle de verre et Paul Trautman,  fabricant de baguette de verre aux Etats-unis. Tout deux ont été d’accord pour affirmer que c’était un fond de creuset. Ce qui confirmait notre analyse. Après notre discussion autour de ce bloc de verre, j’ai expliqué que j’aimerais bien en prendre une partie pour faire quelques tests, Pascal m’a suggéré que ce serait une bonne idée d’en faire des perles et d’en offrir une à ma grand mère car j’étais malgré tout partagé entre l’idée de casser littéralement ce souvenir d’enfance et la curiosité de voir le résultat d’une transformation à chaud. Son idée m’a séduite. J’ai offert la plus jolie perle à ma grand mère, qu’elle a exposé sur le devant d’une petite fenêtre du salon, qui donne sur le jardin. Avec les autre perles, j’ai réalisé un marque page composé de 7 perles. La dernière est un peu particulière, car j’ai souhaité conserver au maximum les couches de verre sur la perle.  Un filage classique aurait mélangé toutes les couches, j’ai donc opté pour une superposition brut de deux morceaux du bloc jaune, puis j’ai ensuite façonné la perle de manière à ce qu’elle représente un minéral en pointe avec une base irrégulière comme on en voit souvent. Ces minéraux sont utilisés pour la guérison la majorité du temps, la pointe permet soit d’adsorber les énergies pour les extraire soit de les charger pour les retransmettre. Je trouvais que c’était une symbolique intéressante pour finaliser ce projet et de faire le lien entre les livres et les minéraux, comme la sagesse des anciens et le souvenir de mon enfance.

 

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Pour clore cette expérience, je vous propose de regarder une courte vidéo que j’ai réalisé avec le processus de destruction et de renaissance du verre. Pour moi ça a été vraiment exceptionnel de réaliser ces quelques perles avec ce verre , j’ai eu beaucoup de plaisir a travailler sur ce petit projet, avec la nostalgie de mon enfance comme point de départ et avec le projet final comme source d’énergie. Comme quoi les petits projets ont un gros pouvoirs sur notre être. Et puis, je vous invite à me retrouver sur instagram au travers de Neha Crea, là bas j’ai dernièrement posté la signification et le symbolisme de la couleur jaune, ce qui complétera cet article.


.A bientôt.